Le jour d'après (Roland Emmerich)

Roland Emmerich est certainement l’un des réalisateurs les plus rentables du cinéma moderne qu’il saccage depuis plus de vingt ans à grand coups de blockbusters bas du front.
En 2004, il sort « Le jour d’après » archétype du film catastrophe à gros budget.
Ici, un paléo climatologue du nom de Jack Hall (Dennis Quaid) de retour d’une mission en Antarctique ou il manque de laisser sa vie, tente de faire prendre conscience les Nations Unies du péril du dérèglement climatique mais se heurte à l’hostilité du vice président des Etats-Unis Raymond Becker (Kenneth Welsh).
Pourtant l’histoire donne raison plus tôt que prévu à Jack avec le déferlement d’une vague de froid sur l’hémisphère nord du monde.
Le scientifique écossais Terry Rapson (Ian Holm) est le premier à détecter le phénomène à l’aide du système de balises qu’il supervise et avertit Hall qui planchant d’arrache pied sur un modèle mathématique, arrive à la conclusion que les catastrophes vont continuer des tempêtes couplées à la vague de glace vont anéantir une bonne partie du Nord du monde.
Alors que Los Angeles est assailli par des tornades et New York par la neige, Hall parvient à convaincre le président Blake (Perry King) d’évacuer le Sud des Etats-Unis vers le Mexique.
Son discours contient des intonations convaincantes puisque son fils Sam (Jack Gyllenhaal) est piégé à New-York avec sa petite amie Laura Chapman (Emmy Rossum) et trouve refuge dans une immense bibliothèque municipale.
Courageux, Jack décide d’aller secourir son fils à pied depuis Washington avec ses deux collègues Jason Evans (Dash Mihok) et Frank Harris (Jay O Sanders).
N’écoutant pas les conseils des policiers qui poussent les gens à s’aventurer dehors pour marcher dans le froid, Sam et Laura préfèrent rester sur place pour se réchauffer.
Ceci leur sauve la vie mais lorsque Laura blessée risque une septicémie, Sam s’aventure dehors avec ses amis JD (Austin Nichols) et Brian (Arjay Smith)pour trouver des médicaments sur un cargo russe bloqué par les glaces.
Face aux loups, les trois amis prennent tous les risques et reviennent avec de quoi soigner Laura.
Jack qui a perdu ses amis dans ce périlleux voyage, finit par arriver à New-York et rejoint son fils.
Lorsque la tempête se dissipe, Becker devenu président après la mort de Blake, envoie des hélicoptères pour évacuer les survivants vers le Mexique devenu le nouveau lieu de résidence du gouvernement des Etats-Unis.
En conclusion, « Le jour d’après » est une bonne grosse bouillabaisse US dont les ficelles énormes sont censées être compensées par les effets spéciaux.
Scénario neuneu, acteurs cachetonnant et grand spectacle constituent donc l’ossature de ce film dans la plus parfaite lignée du palmarès du plus débile des réalisateurs, auteur des immondes bouses comme « Independance day » ou « Godzilla » ! Et sinon il y a quoi au cinéma ?

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