Hijack stories (Oliver Schmitz)


 


Cinéma peu conventionnel avec « Hijack stories » film sud-africain de Oliver Schmitz.

Sorti en 2000 et bénéficiant d'une certaine exposition internationale, « Hijack stories » raconte le parcours de Sox Moraka (Tony Kgoroge), acteur noir, qui pour les besoins d'un casting décide de revenir dans le ghetto de Soweto ou vit son oncle Bra dan (Owen Sejake) pour observer les « vrais » gangsters.

Mais la vie de Sox est bien loin des codes des ghettos noirs : il vit dans un quartier plutot aisé et a une petite amie blanche, aussi son « intégration » lui pose quelques difficultés d'adaptation.

Avec l'aide de Grace (Moshidi Motshegwa) une voisine fort en gueule, il finit par entrer en relation avec Zama (Rapulana Seiphemo), un caïd local connu pour pratiquer le hijacking, le braquage de voitures de luxe.

Après un premier contact rugueux, Zama finit par accepter cet acteur débutant aux manières de Blanc.

Sox s'imprègne donc du mode de vie des gangsters, participe à leurs soirées de beuveries/fumettes et à des casses dans les quartiers aisés.

Il fait de constants progrès dans son jeu d'acteur mais cela ne suffit pas pour décrocher le rôle tant attendu.

Après une opération particulièrement osée, le gang est pris en chasse par la police et Sox reçoit une balle.

Zama puise alors dans sa légendaire réserve d'argent volé pour financer son transfert dans un hôpital amène de le soigner, usurpe son identité et réussit le casting haut la main en incarnant un gangster plus vrai que nature !

En conclusion, « Hijack stories » porte un scénario plutot original et plaisant, montrant un Noir plutot proche dans sa mentalité des classes moyennes sud-africaines et fréquentant ouvertement des Blancs, revenir vers la fraction la plus pauvre et noire de ses origines.

Le procédé fonctionne plutot bien, le caïd local étant même présenté comme sympathique et plus charismatique que l'acteur-héros.

Malgré ses qualités, « Hijack stories » pêche par sa réalisation mollassonne, une esthétique datée et laide faisant penser à un téléfilm des années 90 sans budget.

Du bon cinéma... amateur donc ?

Commentaires