II (Van Halen)

 

Poursuivant le vieil adage qui veut que les grands groupes des années 70 sortaient un album par an, Van Halen sort en 1979 « II » soit une année après leur son premier album éponyme considéré comme culte dans le monde du (hard) rock.


On prend les même et on recommence alors ou presque avec ce « II » au titre et à la pochette sobrissimes.

Les américains choisissent un début plutôt calme et infusent un savoureux «You’re no good » sur lequel Dave Lee Roth ondoie lascivement sur les traditionnels effets de guitare du surdoué Eddy.

On continue sur le même rythme avec « Dance the night away » très bon morceau de rock aux refrains aériens purement irrésistibles puis « Somebody gives me a doctor » beaucoup plus poussif malgré toujours quelques plaisantes sorties du père Eddy.

Il faut toute la gouaille et l’abattage de Roth pour emballer un « Bottoms up ! » bluesy et canaille, tout comme « Outta love again » titre atypique au tempo déstructuré sur lequel le chanteur fait parler les aigus.

Arrive enfin le premier riff hard rock avec « Light up the sky » qui malgré une belle originalité manque légèrement d’impact pour figurer au rang des classiques.

Après le court (mais réussi) instrumental hispanique « Spanish fly » déboule « DOA » mid tempo remarquable surtout par ses refrains efficaces.

On arrive alors sans trop forcer à la fin du disque composée du très soft « Women in love » trainassant péniblement sur plus de quatre minutes et « Beautiful girls » comme son nom l’indique, léger, groovvy et un tantinet superficiel.

En conclusion, plus sage et moins puissant, « II » est bien loin d’égaler la flamboyante créativité du premier opus.

Pour autant, dans un registre presque plus rock que hard, il n’en demeure pas totalement dénué d’intérêt, et pourra séduire les amateurs d’une musique plus calme mais toujours de bonne qualité.

Si la guitare d’Eddy a un peu oublié sa vigueur et si l’absence de hits mastodontes se fait ici cruellement sentir, le chant de Roth toujours de très bon niveau, avec un registre varié mélangeant mélodie, tons bluesy et cris suraigus, peut suffire à lui-même pour jeter une oreille sur ce disque, mais pas plus selon moi.

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