Captain america, streets of poison (Mark Gruenwald, Randall Frenz, Roy Thomas, Fabian Nicieza, Ron Frenz, Tom Defalco, Jim Valentino, Mark Bagley, Ron Lim)

 


« Captain-america, streets of poison » est une volumineuse compilation des aventures du Vengeur étoilé en 1990-1991.

Ah nostalgie quand tu nous tiens ! On commence par un prélude signé Roy Thomas (scénario) et Jim Valentino (dessins) dans lequel Captain-america en mission d'exploration en Alaska pour le compte de Stark industry, se retrouve aux prises avec une foule hostile infectée par une mystérieuse substance échappée d'un volcan.

Outre le fait de protéger une population devenue incontrôlable, Cap doit faire face à Iron-man lui-meme, contaminé et devenu agressif.

Malgré son courage et son devoir de protection de sa coéquipière Ramona, également menacée, Cap est surclassé par Iron-man qui recouvre miraculeusement ses esprits après avoir été au contact de la neige.


La situation semble alors revenir à la normale dans le village, alors que la substance se dilue dans l'eau des rivières pour se répandre à plus grande échelle sous l'ombre du conquérant extraterrestre Terminus.

Avec Randall Frentz (scénario) et Mark Bagley (dessins), nous plongeons dans le passé du sénateur Robert Reb Ralston, qui revit ses années de doute en tant que soldat alors que grièvement blessé par balles, Captain-america demeure le lien entre ses deux périodes.

Nomad, sorte de Captain de seconde catégorie, a également une place dans cette compilation et sous l'impulsion du duo Fabian Nicieza (scénario) et Don Hudson (dessins) découvre le passé glauque d'une de ses indicatrices toxicomane assassinée.

Autre figure secondaire, US agent, doublure de Cap ayant surtout officié dans les Vengeurs de la Cote Ouest, se met à la recherche de son passé en lambeaux après que Battlestar son ex coéquipier l'ait approché.

Après moultes digressions, US agent obtiendra des militaires qu'on lui réimplante ses souvenirs et les raisons de la mort de ses parents, tués lors d'une opérations du groupe paramilitaire Dogs.

L'histoire principale démarre réellement avec Mark Gruenwald (scénario) et Rom Lim (dessins) pour décrire le combat de Captain-america contre le crime organisé accusé de diffuser une nouvelle drogue la « Ice » pour faire des ravages à grande échelle à New-York.

Mais en réalité le Caid, patron de la pègre New-yorkaise est aussi embarrassé que le héros par ce phénomène et se retrouve en guerre avec un mystérieux concurrent.

Alors que le Caïd recrute Bullseye, fraichement sorti de prison pour enquêter sur l'explosion de plusieurs de ses entrepôts et le meurtre de ses revendeurs, un tueur au physique musculeux nommé Crossbones tente à son tour de l'éliminer.

Pris au milieu de cette guerre des gangs, Captain inhale des vapeurs de drogue lors de l'explosion d'un entrepôt et le mélange avec son sérum de super-soldat le rend agressif et violent.

Ses amis Diamondback et Jameson ne peuvent que constater effarés ce changement de comportement.

Captain frôle la mort face à Bullseye plus à l'aise que lui dans l'obscurité, donne une correction à Daredevil venu le raisonner.

Le Caid parvient finalement à identifier son adversaire, Crane rouge qui échappe à un assassinat par Bullseye en utilisant un de ses robots.

Après avoir blessé Crossbones, le Tireur disparaît de la scène, laissant les deux chefs s'expliquer dans le stade de base-ball des Yankees.

Incapable de trouver un arrangement avec le Caid qui ne peut s'associer avec un nazi, Crane rouge le défie en combat singulier et malgré ses formidables capacités de combattants perd face à la puissance quasi surhumaine de celui qu'on prend à tort pour un obèse.

Forcé de respecter les accords du duel, Crane rouge quitte la ville en retirant du marché sa drogue malsaine.

Reste la folie de Cap, finalement soignée en retirant de son corps le sérum du super-soldat.

Diamondback tient un rôle non négligeable dans cette histoire, puisqu'associée à la Veuve noire, elle aidera à le maitriser pour subir le traitement.

Sous la plume de Chris Marinnan, Cap aidé de Quasar et Moonstone défait le retoudable Comte Nefaria, Lim prend le relai pour narrer le combat de Diamondback contre ses ex partenaires de la Société du serpent.

Condamnée à mort pour avoir entretenu une liaison avec Captain-america, Diamondback n'échappe à son destin qu'avec l'aide de quelques amis fidèles, Black mamba, Asp et Sidewinder l'ex roi de la Société avant que Cobra ne le détrône.

Mais Cobra n'entend pas en rester là et la traque de Diamondback aboutit à une confrontation massive avec Captain-america et le mercenaire Paladin embauché pour aider la jeune femme en détresse.

En réalité, même sans sérum du super-soldat, Captain surclasse la plupart des super criminels de la Société, Bushmaster, Cobra ou même la redoutable Anaconda, le reste de la troupe étant dominé par les alliés de Diamondback qui finit néanmoins dans les griffes de Modok, venu la secourir.

Dans une histoire remarquablement singulière, Cap est happé dans une autre dimension par le Père du temps, l'un des Doyens de la galaxie qui veut l'amener à rejoindre dans le passé les autres légendes de l'Amérique.

Il parvient à arracher sa légitimité et retrouve ses amis Vengeurs pour fêter son cinquantième anniversaire.

Après que Cap ait croisé Jack Frost pour l'aider à contenir une créature de glace appelé le Ver de glace, les aventures s'enchainent, se focalisant sur le passé de Crossbones tueur recruté par Crane rouge, après avoir été capturé par une des création d'Arnim Zola ou de Bushmaster, jeune noir transformé en cyborg par la Roxxon compagny après un terrible accident de bateau.

US agent et Captain se retrouvent enfin pour en terminer avec les Dogs dans une histoire sans réel relief.

Pour terminer une aventure mineure et médiocrement dessinée par Mike Manley, met en scène la super criminelle Romulus qui obtient la protection de Captain-america en raison de la chasse dont elle est victime par la tueuse Dakini travaillant pour le Baron Von Strucker de Hydra.

Une fois Dakini écartée, Romulus dévoile les secrets de Captain à son véritable employeur...Von Strucker lui-meme !

En conclusion, « Captain america, streets of poison » est un ouvrage dense, d'une grande richesse mais forcément inégal.

Principal reproche, beaucoup d'histoires superflues avec des personnages satellites sans réelle envergure tels Nomad, US agent ou son partenaire black Battlestar, qui occupe de larges pans du comics avec ses pathétiques tentatives pour retrouver ses pouvoirs perdus.

Au dessus de la mêlée, le très bon voir excellent « Streets of poison » avec un désir de coller à la réalité sociale de l'époque, la lutte à l'échelle nationale contre la drogue qui envahissaient les rues des États-Unis à l'aide des circuits de distribution des cartels latino-américains.

Ce Captain à la raison altérée croise cependant des « figures » du monde Marvel comme Bullseye, Dardevil, le Caïd ou à un degré moindre Crossbones.

Si l'histoire avec la Société du serpent est d'un niveau bien moindre, la variété de l'opposition et les multiples rebondissements tiennent suffisamment en haleine.

Deux aventures mémorables cependant  : la confrontation avec Iron-man et la rencontre avec un des Doyens de la galaxie tentant de renvoyer Captain au musée.

Une sacré période tout de même et bravo au duo Gruenwald/Lim !

Commentaires