Et pour quelques dollars de plus (Sergio Léone)

Nous remontons la trilogie western de Sergio Léone avec « Et pour quelques dollars de plus ».

Sorti en 1965, « Et pour quelques dollars de plus » raconte la traque d’un criminel par deux chasseurs de prime concurrents, Mortimer (Lee Van Cleef) ex colonel et tireur d’élite et le Manchot (Clint Eastwood) surnommé ainsi en raison de sa main droite dissimulée sous un pancho afin de surprendre ses adversaires par un tir éclair.

Le criminel est appelé l’Indien (Gian Maria Volonte) et se distingue par son intelligence aigue, sa cruauté qui le fait abattre des hommes après un curieux rituel ou il fait jouer une petite musique contenue dans une montre à gousset.

Attirés par la forte prime donnée pour la capture de l’Indien, Mortimer et le Manchot remontent tentent de remonter chacun de leur coté la piste du criminel en provoquant par exemple l’un de ses hommes dans un bar, le bossu (Klaus Kinski).

L’homme s’est  en effet entouré d’une bande de durs à cuirs afin de notamment assurer sa sécurité mais également de préparer un gros coup, l’attaque de la banque ultra fortifiée d’El Passo.

Malgré quelques frictions et notamment un plaisant duel de pistolets avec tir sur chapeau, la Manchot et Mortimer finissent par s’allier pour combattre les quatorze hommes de la bande de l’Indien.

L’Indien a en réalité compris par une de ses relations de prison, que l’argent de la banque est en réalité caché dans un meuble de salon.

Entre deux fumeries ou son esprit s’égare autour d’une étrange scène de viol, l’Indien prépare minutieusement son attaque.

Après concertation, le Manchot parvient par ses qualités de tireur à impressionner l’Indien et intègre la bande, malgré quelques réticences bien compréhensibles.

Il intègre une équipe chargé de faire diversion à Vera Cruz afin d’attirer toutes les forces de police et de laisser le champs libre à l’équipe principale chargée du coffre.

Le Manchot liquide en réalité ses coéquipiers et ment à l’Indien, qui réussit finalement son coup avec une attaque brutale et efficace.

Le coffre est arraché et trainé par plusieurs chevaux en lieu sur.

Le retour du Manchot, seul et vaguement blessé (par Mortimer) pour donner le change, alerte la méfiance de l’Indien qui fait cependant mine d’accepter ses explications.

Incapable d’ouvrir le coffre, l’Indien accepte l’aide de Mortimer qui demande en échange sa part.

Aidé par une mixture chimique efficace, l’Indien ouvre le coffre et interdit le partage brutal du butin entre les hommes excités.
Il prend la décision d’attendre un mois avant de partager le butin.

En réalité, l’homme sournois démasque les chasseurs de prime, les roue de de coups puis favorise leur évasion afin de lancer ses hommes contre eux.

L’Indien n’a en réalité aucune intention de partager son butin et est prêt pour cela à sacrifier ses hommes pour filer avec son trésor.

Mais c’est sans compter sans les qualités exceptionnelles de Mortimer et du Manchot, qui détruisent un à un les tueurs de l’Indien dans une fameuse scène de fusillade dans un village déserté.

L’Indien est finalement retrouvé par Mortimer qui semble avoir un grief particulier contre lui en possédant de son coté une petite montre musicale similaire.

Après une magnifique scène de duel sur fond de petite musique mécanique, l’Indien est finalement tué par Mortimer.

Arrivé sur place, le Manchot comprend que la femme violée et tuée par l’Indien était la sœur de Mortimer, qui en un geste superbe, dédaigne l’argent de la prime une fois sa vengeance assouvie.

Alors que Mortimer s’en va sur le soleil couchant, le Manchot empile donc les corps des tueurs sur une charrette en comptant cyniquement l’argent gagné.

En conclusion, sans être aussi démesuré et génialement tordu que « Le bon, le brute et le truand », « Et pour quelques dollars de plus » n’en est pas moins un western prenant et d’excellente qualité.

Intrigue tordue et complexe mêlant quête de l’or et vengeance personnelle profondément enfouie, paysages grandioses, acteurs fascinant de classe, de dureté et de charisme, et pour couronner le tout la musique hypnotique de Enio Morricone, contribue à faire de ce second volet, un chef d’œuvre « presque » aussi génial que son successeur.

A déguster également sans modération à toute phase de sa vie et toute époque de l’année !

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