Pour une poignée de dollars (Sergio Léone)
Bouclons à présent la trilogie des western de Sergio Léone avec « Pour une poignée de dollars » premier de la série sorti en 1964.Dans « Pour une poignée de dollars », un étranger sans nom (Clint Eastwood) arrive dans une ville à la frontière du Texas, alors occupé par le Mexique.
Dans cette ville s’opposent deux familles de bandits, les Baxter et les Rodos, et l’homme sans nom est dès son entrée dans la ville pris à partie par les Baxter qui font fuir son mulet.
Contre toute attente, l’étranger qui s’est entre temps renseigné auprès de l’aubergiste Silvanito (José Calvo), réplique en provoquant en duel et tuant les trois Baxter qui l’ont offensé.
Malin et déterminé, l’homme décide d’aller trouver le clan adverse des Rodos, pour proposer ses services comme pistolero.
Don Benito Rodo (Antonio Prieto) le chef du clan accepte de l’engager, après avoir eu une explication sévère avec son fils Estéban (Sieghardt Rupp) violent, stupide et lache qui souhaitait éliminer l’étranger dans son sommeilsans plus attendre.
L’explication de cette attente est que Ramon (Gian Maria Volonte) le frère ainé de la famille et tireur d’élite au fusil, vient avec ses hommes de main de dérober un trésor en or à des soldats mexicains venus acheter en échanges des armes aux américains.
Après le massacre des soldats mexicains et le vol de leur or, les Rodos désirent en effet faire profil bas dans l’attente d’une possible commission d’enquête de l’armée.
Ils vont même jusqu’à proposer une trêve aux Baxter mais l’énigmatique homme sans nom brouille les cartes en les avertissant des véritables intentions des Rodos à leur égard : les éliminer une fois l’armée passée, pour s’assurer la suprématie criminelle sur la région.
Dans le même temps, l’homme sans nom aidé par Silvanito le croque mort Piripero (Joseph Egger), exhume deux des soldats mexicains tués, pour faire croire aux deux camps qu’il y a des survivants embarrassants retranchés dans le cimetière.
Les deux familles mordent à l’hameçon et une violente fusillade éclate alors, provoquant de part et d’autres des morts, tandis que l’homme sans nom s’introduit chez les Rodos pour trouver leur or.
Sur place, il trouve l’or et découvre Marisol (Marianne Koch) superbe jeune femme brune enlevé à son mari pour servir d’esclave sexuelle à Ramon.
Il l’enlève et la livre aux Baxter, dirigés par Consuelo Baxter (Margarita Lozano), femme de caractère qui l’utilise comme monnaie d’échange pour récupérer son fils capturé par les Rodos.
Toujours actif, l’homme sans nom décide d’attaquer seul la maison ou est retenue Marisol pour la délivrer de l’emprise de Ramon.
Pour se faire, il tue cinq hommes du clan Rodos et permet ensuite à la belle de quitter l’état avec toute sa famille.
Mais sa magnanimité est mise à rude épreuve lorsque Ramon, fou furieux le capture et le fait passer à tabac par ses hommes de mains, pour le faire parler.
Quasiment battu à mort, l’homme sans nom parvient par ingéniosité et miracle à échapper à ses gardiens et provoque un incendie dans la maison des Rodos.
C’est alors l’apocalypse dans la ville, quand Ramon ivre de rage, traque l’homme sans nom et croyant qu’il s’est réfugié chez les Baxter, les enfume pour les abattre impitoyablement un par un.
A demi mort, l’homme sans nom parvient à fuir loin de la ville pour se refaire une santé.
Aidé par Piripero, il apprend à tirer de sa main encore valide et se dote d’une plaque de métal pour protéger son corps des tirs de fusils.
L’homme sans nom revient alors en ville pour sauver Silvanito, également torturé par Ramon et ses sbires.
Il défie Ramon, survivant à ses tirs en plein cœur à l’aide de sa plaque de métal et éliminant de manière expéditive les membres de la famille Rodo.
Vient alors la confrontation finale avec le tueur, avec fusil contre pistolet.
L’homme sans nom gagne le duel et tue Ramon.
Après un court échange avec Silvanito qui lui annonce l’arrivée prochaine de l’armée pour reprendre son or, l’homme sans nom décide sans s’expliquer de quitter la ville.
En conclusion, « Pour une poignée de dollars » est peut être pour moi, le meilleur western de Sergio Léone et peut sans difficulté concurrencer « Le bon, la brute et le truand ».
Avec son scénario simple mais passionnant, son ambiance énigmatique, sa violence sèche et épurée, « Pour une poignée de dollars » porte le western au rang de chef d’œuvre.
La musique d’Enio Morricone est là, terriblement enveloppante sans prendre trop de place mais surtout les acteurs sont fantastiques, avec autour des superstars Gian Maria Volonte et Clint Eastwood sans doute au faite de son charme viril, une impressionnante galerie de « gueules » du cinéma comme Rupp, Koch ou même le colossal Mario Brava.
Ne passez donc pas à coté de ce chef d’œuvre, sans doute relativement moins connu que « Le bon, la brute et le truand » mais absolument intemporel et insurpassable.

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