Pacific rim (Guillermo del Toro)
A l’approche de la sortie du second opus en 2018, il me semblait nécessaire de voir enfin « Pacific rim » de Guillermo del Toro.Sorti en 2013, « Pacific rim » montre l’arrivée sur Terre de kaijus, créatures extraterrestres venues d’une faille sous-marine du Pacifique pour détruire l’humanité.
Après quelques attaques spectaculaires de ces monstres marins, l’humanité s’est adaptée pour survivre, fabricant et utilisant des jaegers, gigantesques robots combattants commandés par deux pilotes en connexion cérébrale étroite.
Les jaegers financés par la communauté internationale se montrent des armes efficaces et permettent de remporter des victoires spectaculaires qui mettent fin aux invasions et redonnent confiance à l’humanité.
Mais en 2020, le vent tourne et les frères Beckett, Raleigh (Charlie Hunman) et Yancy (Diego Klattenhof), pilotant un jaeger nommé Gipsy danger, sont surpris par un kaiju beaucoup plus puissant et agressif que les précédents.
Si Raleigh parvient à survivre à l’attaque et à ramener le robot endommagé à terre, Yancy meurt dans le combat.
Cet échec est la révélation d’une nouvelle évolution des kaijus, atteignant la classe 4 alors que les précédents ne dépassaient pas la classe 3.
Dès lors, dépassés par les monstres, la communauté internationale décide d’abandonner le programme jaeger pour se calfeutrer derrière des hauts murs réputés inviolables.
Malheureusement les murs ne sont pas plus efficaces et seuls l’intervention des derniers jaegers encore en état de fonctionner permet d’éviter la catastrophe.
Raleigh qui traumatisé par la mort de son frère s’est reconverti dans le bâtiment est alors recontacté par le Marshall Stalker Pentecost (Idris Elba) directeur du programme jaeger, pour reformer une équipe multinationale.
Cette volonté d’affrontement vas de paire avec les recherches scientifiques sur les kaijus menées par le très enthousiaste docteur Geizler (Charlie Day) et son collègue le très renfrogné Gotlieb (Burn Gorman).
Malgré d’excellentes qualités de combattant, Raleigh doit se heurter à l’hostilité de Chuck Hansen (Robert Kazinsky) un jeune et arrogant pilote travaillant avec son père Herc (Max Martini), plus conciliant sur le jaeger Eureka striker.
Il parvient finalement à convaincre Pentecost de faire équipe avec Mako Mori (Rinko Kikuchi) la meilleure dans tous les tests en close combat et en simulation de combat mais jusqu’alors inhibée par le traumatisme infantile d’une attaque de kaiju.
Avec un Crimson typhoon un jaeger chinois doté de trois bras piloté par trois frères et Cherno alpha jaeger russe piloté par un couple, les Hansen prennent la tête d’un convoi visant à protéger le port de Hong-Kong contre deux redoutables kaijus de classe 4.
L’expédition tourne au fiasco, le premier kaiju Otachi lézard détruisant le jaeger chinois puis russe, le second, Leatherback plus crapaud expédiant un rayonnement électromagnétique qui déconnecte tous les systèmes numériques des forces alliées.
Paralysé le jaegers des Hansen est alors une proie facile et il faut l’arrivée de Gipsy danger piloté par Raleigh et Mako, doté de technologie analogique et nucléaire pour faire pencher à nouveau la balance.
Alors que Otachi ravage Hong-Kong, Leatherback engage le combat contre Gipsy danger et est finalement vaincu après un combat homérique dans la mer.
Après cette première victoire encourageante, Gipsy danger suit le Otachi à Hong-Kong et lutte avec lui dans une ville dévastée avant de l'abattre dans l'espace à l'aide d'un bras-épée.
Lorsqu’enfin il triomphe, Geizler passablement perturbé depuis qu’il a branché son esprit sur celui d’un cerveau kaijun, tente avec le chef trafiquant Hannibal Chau (Ron Pearlman) de récupérer le cerveau du monstre…
L’opération plus délicate que prévu, se conclut finalement malgré la mort de Chau, trop confiant dans son appréciation de résistance des kaijus.
Lorsque Geizler et Gotlieb se branchent sur le cerveau du kaiju et voit un piège tendu, ils tentent d’alerter Pentecost qui a pris la tete d’une expédition cruciale ou deux jaegers, Striker eureka et Gipsy one sont chargés de larguer des bombes atomiques dans la faille pour exterminer les kaijus.
Sous l’eau les deux jaegers sont attaqués par deux kaijus de classe 4 et comble de l’horreur un kaiju de classe 5 !
Les jaegers sont pris de vitesse et gravement endommagés, aussi Pentecost, qui se sait malade car irradié par ses expériences de pilote se résout il avec Herc à se faire exploser pour tuer les monstres.
L’explosion nucléaire liquide les kaijus de classe 4 mais Gypsy one doit lutter avec son épée contre le kaiju de classe 5 pour finalement grâce aux conseils de Geizler l’entrainer dans la faille, qui s’ouvre devant son code génétique.
Une fois dans les tréfonds du royaume sous-marins des kaijus, Raleigh doit faire avec un évanouissement de Mako et un dysfonctionnement du système de largage de la bombe, c’est pourquoi il préfère faire exploser le robot provoquant une nouvelle explosion nucléaire et la fin de la race des kaijus.
Une fois éjecté, Raleigh retrouve Mako à la surface, saine et sauve…
En conclusion, « Pacific rim » mélange astucieusement vieux films de monstres japonais et grosses productions actuelles type Transformers avec des combats dantesques entre ces deux créatures quasi divines, l’une issue de l’évolution, l’autre issue de la technologie humaine.
Mis à part ces combats spectaculaires, « Pacific rim » ne brille ni par son scénario pour le moins basique ni par l’interprétation des acteurs, souvent à la limite du ridicule…
Au final un gros bon blockbuster US de plus…destiné à frapper fort et à rapporter beaucoup !

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