Autant en emporte le vent (Victor Fleming)
Adapté d’un roman de Margaret Mitchell, « Autant en emporte le vent » de Victor Fleming est considéré avec ses huit oscars comme un classique du cinéma et un des films les plus vus au monde.Colorisé depuis sa sortie en 1939, le film brosse en prêt de quatre heures une grande fresque épique narrant les aventures amoureuses d’un séduisant aventurier viril et machiste, Rhett Butler (Clark Gable) et d’une belle capricieuse fille de bonne famille sudiste, Scarlett O’hara (Vivien Leigh) sur fond de guerre de Sécession.
Aimant jouer de sa beauté pour manipuler les hommes, Scarlett a néanmoins le cœur brisé lorsqu’elle apprend que l’homme qu’elle aime, le riche et séduisant Ashley Wilkes (Leslie Howard) va épouser sa cousine Melanie Hamilton ( Olivia de Havilland).
Elle épouse par dépit le frère d’Ashley qui meurt prématurément au front et se montre à Atlanta une veuve peu affectée par cette perte.
La vie de Scarlett bascule lorsqu’elle rencontre Rhett Butler qui malgré son attirance n’hésite pas à lui tenir tête et à se moquer cruellement d’elle.
Mais les armées sudistes finissent par perdre la guerre et les Yankees déferlent sur Atlanta obligeant Scarlett à rester pour secourir Melanie enceinte de Ashley parti au front.
N’écoutant que son courage après que Rhett l’ait laissé une nouvelle fois choir pour lui aussi s’engager tardivement dans l’armée sudiste, Scarlett regagne sa ferme natale à Tara pour reconstruire l’empire familial ravagé par les Nordistes.
Malgré les écrasants impôts imposés par les vainqueurs, Scarlett devenue chef de famille retrousse ses manches, recultive le coton et épouse le riche négociant Franck Kennedy (Carroll Nye) afin de redonner prospérité à sa famille.
Mais les évènements basculent de nouveau lorsque Kennedy est tué lors d’une expédition punitive.
A nouveau veuve, Scarlett découvre que Rhett est devenu riche après qu’il ait récupéré un trésor de guerre.
Même si Scarlett aime toujours Ashley revenu de la guerre, elle accepte néanmoins d’épouser Rhett qui la demande en mariage de manière plutôt brutale.
La passion entre les deux amants sera orageuses de bout en bout, surtout après la mort de leur fille tuée lors d’un exercice de poney.
La mort soudaine de Melanie après une deuxième grossesse difficile, lui laisse à présent le champs libre pour épouser Ashley mais lui fait également réaliser qu’elle aime en vérité Rhett.
Le film se termine assez étrangement par une rebuffade essuyée par Scarlett auprès de son mari fermement déterminé à la séparation.
En conclusion, « Autant en emporte le vent » est certes un film daté mais contient tous les ingrédients pour un grand mélodrame.
Outre l’histoire d’amour, finalement assez complexe entre deux personnes aux caractères diamétralement opposés se repoussant et s’attirant simultanément, le film a pour lui l’ampleur d’une grande fresque familiale haute en couleur ou les personnages sont ballotés par des événements historiques exceptionnels.
La guerre de Sécession est un effet la force principale venant tout bouleverser, réduisant à néant la puissance des grandes familles du Sud.
Mais à la famille O’Hara se caractérise par la relative humanité avec laquelle elle traite ses esclaves, notamment Mamma (Hattie Mc Daniel) gouvernante de Scarlett qu’elle traite comme sa propre mère.
Les acteurs sont bien entendus remarquables, que ce soit Clark Gable et son irrésistible sourire charmeur, son coté mauvais garçon également ou bien Vivien Leigh, qui passe de la petite peste superficielle à une femme mure, réfléchie et travailleuse acceptant de prendre ses responsabilités.
On pourra certes reprocher un manque de réalisme au film et une atmosphère assez ampoulée avec ses grands décors et ses envolées musicales, mais la portée de son histoire et la qualité des acteurs en font un classique du cinéma.

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