Narcos, saison 2, épisode 2 (Chris Brancato, Carlo Bernard, Doug Miro)

Dans « Narcos, saison 2, épisode 2 », Escobar (Wagner Moura) se montre sans pitié pour les prostituées suspectées d'avoir balancé La Quica (Diego Catano) et les fait toutes exécuter.

Même Maritza (Martina Garcia) pourtant étrangère à cette délation doit être éliminée ce qui ne plait pas à Limon (Leynar Gomez) qui met tout en œuvre pour l'épargner.

Finalement Maritza échappe miraculeusement à la mort et s'enfuit dans les montagnes avec son enfant.

Du coté des institutions, après le fiasco de la cathédrale, un grand remaniement a lieu, Georges Bush Sr nomme Crosby (Brett Cullen) un ancien de la Navy comme ambassadeur dans le but de faire liquider Escobar et Messina (Florienca Lozano) comme chef de la DEA en Colombie.

Messina tire d'affaire Murphy (Boyd Holbrook) arrêté à l'aéroport de Bogota après avoir boxé deux golden-boys américains drogués dans les toilettes pour étancher sa rage d'avoir perdu Connie (Joanna Cristie).

Elle le sermonne mais fait néanmoins pression sur le colonel Pinzon (Luis Fernando Hoyos) pour envoyer des hommes vérifier une interception des communications de La Quica en train d'acheter des toilettes en or pour son patron.

Mais Pinzon (Luis Fernando Hoyos) flirte avec l'incompétence en faisant échouer l'opération par manque de discrétion et permet encore une fois à Escobar de fuir au dernier moment avec toute sa famille.

Pourtant, Tata Escobar (Paulina Gaitan) fait part de son ras-le-bol à son mari de toujours devoir fuir et critique sa stratégie de « négociations » avec le gouvernement qui ne donne aucun résultat, même si l'action de Duque (Bruno Bichir) avec le procureur général montre le contraire, ce dernier revendiquant son indépendance avec Gaviria (Raul Mendez) étant même prêt à enquêter sur le rôle trouble de durant la prise d'otage de la cathédrale.

En réaction, Escobar enclenche de violentes représailles contre les militaires en faction à Medellin et des vagues d'assassinats viennent ensanglanter les rues.

En conclusion, « Narcos, saison 2, épisode 2 » montre la férocité implacable d'Escobar mais également les nombreuses failles d'un état colombien trop faible et corrompu pour résoudre seul le problème.

Entre incompétence et complaisance, les haut gradés ne font pas le poids face à la détermination et à la roublardise d'un puissant narco resté une icône dans les « comunas » de Medellin en raison d'une politique « sociale » bien affirmée.

Malgré la détermination de Bush Sr, l'action conjointe de la CIA et de la DEA dans un pays étranger reste limitée, ce qui explique les multiples rebondissements dans sa traque.

Un second épisode édifiant de très bonne qualité.

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