Cube (Vincenzo Natali)
A sa sortie en 1997, « Cube » de Vincenzo Natali créa la surprise, rencontra un succès inattendu et devint par la suite un film culte pour les fans de Science Fiction.
Il est vrai que l’idée de base est à la fois simple et incroyablement originale, cinq personnes se retrouvent enfermées dans un gigantesque cube découpé en plusieurs salles de couleur différentes.
Privé d’informations, le groupe n’a qu’une solution pour avancer, passer d’une salle à l’autre mais il découvre avec horreur que certaines sont peuplés de pièges atrocement raffinés pour les éliminer.
Ces cinq inconnus sont donc forcés de coopérer.
Il y a Quentin (Maurice Dean Wint) , robuste policier afro américain au tempérament de leader né, Helen (Nicky Guadagni) médecin d’une quarantaine d’années, Joan (Nicole de Boer) étudiante en mathématique, Rennes (Wayne Robson) expert en évasion et David Worth (David Hewlet) ingénieur.
Ce groupe en apparence hétéroclite avance donc péniblement de salles en salles et de terribles tensions internes ne tardent pas à se manifester dans cet environnement confiné lorsque le pourtant expérimenté Rennes se fait surprendre par un piége et tué d’un jet d’acide en plein visage.
Ainsi l’autoritaire Quentin se heurte au nihilisme de Worth et à la sensibilité d’Helen.
Puis petit à petit les langues se délient et on apprend que Worth est le concepteur de la coque de l’immense cube qui les emprisonne, ce qui attise le sentiment de paranoïa anti gouvernemental du groupe.
Mettant à profit ses dons pour les mathématiques, Joan trouve un moyen de se repérer dans les salles en utilisant les coordonnées cartésiennes inscrite dans chaque salle afin de trouver l’unique sortie révélée par Worth.
Mais l’arrivée d’un sixième prisonnier autiste nommé Kazan (Andrew Miller) perçu comme une charge inutile voir un danger potentiel par Quentin crée un surplus de tension dans le groupe.
Cependant une nouvelle surprise advient lorsque Joan découvre que Kazan est un autiste doté d’un pouvoir de calculateur humain …
Entre faux espoirs et coups de théâtre, Natali manipule le spectateur jusqu’à déboucher sur une fin mystérieuse et inattendue.
En conclusion, malgré son budget de série B, on peut considérer « Cube » comme une vraie réussite du genre avec un climat confiné terriblement oppressant.
Mettant à profit cette situation de survie, le réalisateur dépeint à merveille la lente dissolution d’un groupe avec l’apparition des bas instincts des humains avec entre autre un policier noir qui se révèle authentiquement fasciste, d’un nihiliste faisant preuve d’un altruisme inattendu ou d’un handicapé devient la clé de la survie du groupe.
Mais la force du film réside pour moi dans cette capacité à surprendre, à créer des rebondissement à chaque entrée dans une nouvelle pièce avec potentiellement un nouveau piège cruel à la clé.
Sans être un must absolu, « Cube » se révèle donc au final un atroce petit et astucieux casse tête mathématique qui tient en haleine de bout en bout.

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