Wargames (John Badham)
Retour vers un film très old school qui aura marqué les années 80, « Wargames » de John Badham.Sorti en 1983, « Wargames » raconte l’histoire d’un adolescent de Seattle, David Lightman (Matthew Broderick), indiscipliné à l’école mais féru de jeux vidéos, qui en compagnie de sa petite amie du moment, la sportive et séduisante Jennifer Mack (Ally Sheedy) va pénétrer par hasard dans un programme informatique top secret de la Défense américaine.
Après quelques recherches acharnées sur le concepteur du jeu Stephen Falken (John Wood) réputé décédé dix ans auparavant, David parvient à trouver le mot de passe du nom de son fils Josuha, pour pénétrer dans les arcanes du jeu.
Alors qu’il croit jouer à un scénario de guerre thermonucléaire ou il a pris le camp des soviétiques, David vient en réalité d’entamer une partie avec le WOPR, intelligence artificielle embarqué dans le centre militaire ultra secret du NORAD, situé dans les montagnes du Colorado.
A l’intérieur de la base, l’attaque virtuelle de têtes nucléaires russes lancée par David, provoque la panique et la mise en alerte de tout le système de défense américain.
Le général Jack Berringer (Barry Corbin) mène les opérations aidé du docteur Mc Kit trick (Dabney Coleman) qui lui est dépassé par le brusque emballement de la situation géostratégique.
Heureusement, David et Jennifer sont rappelés à leurs obligations par leur famille et se déconnectent brutalement du jeu, ce qui met fin à l’attaque mais n’arrête pas la partie commencée avec WOPR.
En regardant les informations, les deux adolescents comprennent que quelque chose d’étrange s’est passé après leur jeu et David est peu après arrêté par le FBI qui reste dubitatif devant l’innocence du gamin.
Il réussit par ingéniosité à s’échapper de sa cellule et décide avec Jennifer de retrouver Falken finalement vivant dans une ile sous une fausse identité.
Le scientifique se montre tout d’abord revêche et misanthrope, en expliquant que pour lui la fin du monde est inéluctable mais peu à peu le duo d’ado parvient à le faire changer de position pour accepter de les aider à résoudre le crise nucléaire provoquée.
Alors que le NORAD croit subir une nouvelle attaque massive nucléaire russe par sous marins interposés, David, Jennifer et Falken parviennent à convaincre les militaires qu’ils assistent à une simulation, et laisse le surdoué pénétrer dans le programme WOPR pour changer de jeu et initialiser un jeu de morpion ou personne n’est désigné vainqueur.
David réussit in extremis et sauve une situation des plus compromises.
Le monde, après avoir frôlé la catastrophe est finalement sauf, ouf !
En conclusion, « Wargames » utilise habilement les balbutiement de la micro-informatique (vive le DOS !) et le développement des premiers jeux vidéos d’arcade, pour proposer le premier film de « hacker » montrant que l’extrême vulnérabilité des systèmes informatiques même militaire face à des adolescents doués et motivés.
L’idée de base ne manque pas de piment et on jubile de voir l’ordinateur central de la défense nucléaire américaine perdre les pédales face à des militaires dépassés par le cours des évènements.
Sympathique, vif en rebondissement et plutôt bien ficelé, « Wargames » reste un petit film familial rempli d’un charme aujourd’hui suranné.
A réserver aux plus jeunes ou aux plus nostalgiques des consoles Atari.

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