Matrix reloaded (Andy et Larry Wachowski)
Quatre ans après le premier volet au succès phénoménal, les frères Wachowski devenus les idoles de toute une génération de geeks férus de jeux vidéos et de science fiction récidivent en 2003 avec « Matrix reloaded ».La relation entre Néo (Keanu Reeves) et Trinity (Carrie Ann Moss) est maintenant établie et le couple rapatrié par le vaisseau Nabuchodonosor de Morpheus (Laurence Fishburne) se rend au royaume de Sion dernier refuge d’une humanité assiégée par les machines.
A Sion, Morpheus convaincu des visions de Néo qu’il estime comme étant l’élu tente en vain d’élaborer une stratégie de défense face à une invasion massive de robots sentinelles destinée à écraser définitivement la rébellion.
Mais il se heurte à l’opposition politique de Lock (Harry J Lennix) qui lui a également ravi son ancienne petite amie Niobé (Jada Pinkett Smith).
Tandis que Néo fait d’atroces cauchemars ou il voit la mort de Trinity, le redoutable agent Smith (Hugo Weaving) dvenu incontrolable ne cesse de progresser et de causer des pertes dans les rangs de la rébellion en convertissant les soldats à son image par simple toucher.
Néo décide d’aller demander conseil à l’Oracle (Gloria Foster), la vieille femme noire, qui lui révèle qu’il doit se mettre en quête du programme principal responsable de l’organisation de la matrice.
Pour cela il doit délivrer le maitre des clés détenu par un virus nommé le Mérovingien, qui seul lui ouvrira le chemin du programme principal.
Mais Néo est ensuite assailli par Smith et ses doubles et ne parvient qu’à s’échapper qu’après une lutte frénétique d’une dizaine de minutes avec force moulinets de kung fu.
Morpheus, Trinity et Néo se rendent alors dans la demeure du Mérovingien (Lambert Wilson) étrange crapule amoureux du français dont la femme Perséphone (Monica Bellucci plus vamp que jamais) accepte de trahir en échange d’un baiser langoureux de Néo.
Le trio parvient à délivrer le maitre des clés (Randall Duke Kil), petit homme asiatique capable de trouver les passages dans la matrice mais doit combattre les gardes du corps du Mérovingien.
Néo élimine difficilement la garde rapprochée tandis que Morpheus et Trinity parviennent après une haletante course poursuite sur l’autoroute à se défaire de deux jumeaux albinos capable de se dématérialiser.
Nanti de cette précieuse aide, la résistance décide de pénétrer dans le building du programme principal en désactivant la système électriques assurant sa sécurité.
Ils y parviennent au prix du sacrifice d’un commando et du maitre des clés tué par les gardes, puis laissent Néo en tête à tête avec l’Architecte de la Matrice (Helmut Bakaikis) tandis que Trinity est assaillie par deux solides virus émules de Smith.
L’Architecte explique longuement le fonctionnement de la Matrice, lui représentant le coté analytique et rationnel, et l’Oracle étant chargé d’anticiper les inévitables perturbations se produisant quelques fois irrationnellement.
L’Architecte révèle à Néo qu’il doit faire un choix entre sauver l’humanité en rechargeant la matrice ou sauver Trinity et provoquer son éradication définitive.
Ne croyant pas au bluff du vieil homme, Néo écoute son cœur et sauve sa belle dont le corps a pourtant été perforée d’une balle.
Néo ramène ensuite Trinity à Sion et se défend ensuite sa position face Morpheus en estimant qu’il a fait le bon choix.
Mais les deux hommes sont brutalement ramenés à la réalité en apprenant que Sion a été pratiquement anéantie par les machines.
Pris en chasse par des pieuvres dotées de charges explosives, ils ne doivent la vie sauve que grâce à Néo qui parvient à les désactiver par la force de son esprit.
Malgré sa réussite le jeune homme git inconscient …
« Matrix reloaded » s’achève en posant encore une fois la question de l’avenir de l’humanité.
En conclusion, « Matrix reloaded » pousse encore plus loin l’action que le premier volet.
Les scènes de combats sont interminables, d’une grande maestria techniques mais aussi prodigieusement ennuyeuses.
Les belligérants ne sont en effet jamais blessés ni en sueur ou essoufflés et Keanu Reeves chaussé de ses inamovibles Ray Ban distribue à tout va les coups de lattes en soutane de curé face à des cadres supérieurs en costards cravates.
Quand à Laurence Fishburne, malgré le respect que cet acteur peut imposer, on a envie de lui dire qu’il a passé l’âge de se prendre pour un champion d’arts martiaux.
Autre point négatif, malgré le nombre incroyable de coups de feu tirés, jamais personne n’est blessé ou tué (mis à part le maitre des clés) ce qui démontre tout de même la complète inefficacité de ce procédé.
Le point fort de ses scènes est tout de même l’effarante course poursuite sur l’autoroute avec des cascades tellement spectaculaires qu’elles en deviennent presque risibles.
Alors que reste il à « Matrix reloaded » pour séduire ? Une légère progression dans la compréhension de l’histoire avec la découverte de l’architecte qui nous en apprend un peu plus sur le pourquoi de la chose.
Néo qui maitrise déjà très bien ses pouvoirs et qui est désormais quasi invincible dans la Matrix, se découvre encore plus de capacités comme des prédictions de l’avenir, la possibilité d’interférer avec des machines ou de voler aussi vite que Superman.
Pour les seconds rôles, pas grand-chose à dire, Lambert Wilson est le plus amusant en caricature de français, Monica Bellucci fait la potiche de luxe, quand aux seconds rôles afro américains si nombreux, ils n’ont aucun intérêt si ce n’est de montrer de belles plastiques.
Vous l’aurez compris « Matrix reloaded » est pour moi le soufflet qui retombe et parler de philosophie pour ce vaste jeu vidéo de plus de 2h est une énorme imposture.

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