Predator 2 (Stephen Hopkins)
Trois après le premier « Predator » de John Mc Tiernan, Stephen Hopkins donne une suite à ce chef d’œuvre absolu de science fiction horrifique avec « Predator 2 » réalisé en 1990.
Contrairement au premier volet, l’action se situe ici dans un environnement essentiellement urbain avec un contexte de guerre des gangs ultra sanglante à Los Angeles.
Hispaniques et Jamaïcains s’entredéchirent pour le contrôle du marché de la drogue avec en troisième force la police de Los Angeles elle même dépassée par la férocité des gangs et la lourdeur de leur armement para militaire.
C’est dans cet univers de violence urbaine hystérique à la Robocop que choisit de revenir le Predator (Kevin Peter Hall et ses 2,20m) qui entame sa traditionnelle partie de chasse et fait un carnage chez les narco trafiquants des deux camps.
Policier de Los Angeles endurci par des années d’anti gang, le lieutenant Michael Harrigan (Danny Glover plus bougon que jamais) est chargé de l’enquête.
Caractériel, impulsif, il n’hésite pas à prendre de gros risques et à faire usage de brutalité pour parvenir à ses fins.
Aidé par ses adjoints Leona Cantrell (Maria Conchita Alonso) et Danny Archuletta (Ruben Blades) , Harrigan se heurte comme dans toute les bonnes enquêtes policières américaines qui se respectent à inspecteur du FBI du nom de Peter Keyes (Garey Busey copie carbone de son rôle dans « Point break » ).
Keyes semble en savoir beaucoup plus qu’il ne le dit sur cette affaire et les heurts avec Harrigan tournent à des frictions d’ego machistes hypertrophiés.
Après de nombreux meurtres aussi bien dans la police que dans le monde des gangs et l’instauration d’un climat surnaturel angoissant, Keyes finit par révéler à Harrigan l’existence du Predator.
Dans ce qui s’avère la scène clé du film, il décide de piéger le monstre dans des abattoirs ou il va régulièrement se nourrir.
Malgré la constitution d’une équipe de choc équipée de combinaison inifugées, de canons à azote liquide et l’aspersion de particules pour brouiller les détecteurs infra rouges du Predator et pallier à son invisibilité, le piège est un fiasco et l’équipe est massacrée.
Fidèle à son tempérament de tête brûlée et désireux de venger la mort de Danny, Harrigan affronte alors seul le Predator dans une lutte homérique ou il finit par triompher en le tuant à l’aide de son propre disque tranchant.
La fin du film, remarquable présente une assemblée de Predators venue récupérer le corps de leur semblable vaincu et offrant un cadeau à Harrigan pour le récompenser de sa valeur guerrière avec au passage un amusant clin d'oeil à Alien avec un crane exposé comme trophée dans l'antre des Predators.
En conclusion, malgré son punch « Predator 2 » demeure très loin de la magie et du dépaysement du premier opus.
L’idée de coller le monstre dans un environnement urbain stupide et violent ne fonctionne en réalité qu’à moitié et ne passionne guère.
Ainsi on se contre fiche rapidement dans l’enquête policière, des personnages superficiels hyper caricaturaux (flics virils, latino camés hystériques, jamaïcains vaudous) et durant les trois quart du film on passe son temps à attendre les rares apparitions de la bête pour venir frissonner enfin pour de bon.
Heureusement la dernière partie du film, longue séquence d’action remarquablement intense parvient vient enfin tardivement compenser ce manque flagrant
Mais malgré tout ses louables efforts et son abattage, Danny Glover n’a pas la présence physique quasi surhumaine d’un Arnold Schwarzengger alors au sommet de sa forme.
Moins inspiré, moins sauvage, « Predator 2 » s’avère à l’arrivée décevant.


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