Robocop (Paul Verhoeven)
Qui ne connaît pas « Robocop » le film de Paul Verhoeven qui frappa les esprits en 1987 ?
Pour ma part j’ai toujours eu un faible pour ce film et pour la Robotique en général et c’est donc avec plaisir que je lui rends hommage dans ces colonnes.
Rien de bien original pourtant dans la trame de début.
Nous sommes à Détroit dans un futur proche et devant la criminalité galopante qui sévit le gouvernement américain fait de plus en plus appel à l’OCP une puissante organisation militaro-industrielle susceptible de lui fournir des moyens supplémentaires.
Ivres de pouvoir, les dirigeants de l’OCP se livrent une farouche concurrence pour placer leurs projets de police robotisée auprès de leur PDG, un vieil homme sur le déclin.
A la suite d’un cuisant échec autour du projet ED209, massif robot qui assassine son cobaye, le jeune et ambitieux Bob Morton (Miguel Ferrer) profite de l’occasion pour placer son projet de cyborg policier et du même coup menacer Richard Dick Jones (Ronny Cox) redoutable numéro 2 de l’OCP.
Entre les deux hommes la lutte sera à mort.
Morton parvient à récupérer le cadavre de Murphy (Peter Weller) un excellent policier cruellement assassiné dans l’exercice de ses fonctions pour l’utiliser comme cobaye.
Murphy est alors opéré, transformé en cyborg doté de membres métalliques, d’une armure et d’un ordinateur qui lui dicte une conduite pré-programmée.
Très vite, Robocop fait parler de lui et procède à des arrestations spectaculaires.
Pourtant l’esprit de Murphy n’est pas tout à fait mort et les souvenirs de sa vie passée ne tardent pas à l’envahir, déclenchant en lui une quête autour de son meurtrier, l’impitoyable chef de gang Boddicker (Kurtwood Smith).
Étant parvenu à monter dans la hiérarchie de l’OCP, Morton plastronne et commet l’erreur d’humilier Jones qui utilise alors Boddicker pour le faire assassiner.
Aidé de son ancienne coéquipière Lewis (Nancy Allen), Robocop parvient à remonter la piste de Boddicker et à menacer Jones qui met alors tout en œuvre pour l’éliminer.
Après un terrible combat entre ED209 et Robocop, le film culminera donc dans un sanglant affrontement dans une usine désaffectée ou Robocop affrontera le gang de Boddicker équipé de fusils à la puissance de feu de canons.
En conclusion, « Robocop » est un film choc, habile et aventureux, posant de manière brutale la question d’un futur ou des hommes transformés en machines seraient utilisés pour faire régner l’ordre.
Pour autant ce tentant fantasme de contrôle absolu s’avère ici un cuisant échec puisque Murphy parvient à conserver assez d’humanité pour se rebeller contre ses créateurs.
Outre ses prouesses techniques très avant gardistes pour l’époque ainsi que son esthétique froide et industrielle, « Robocop » est également marquant pour son extrême violence qui culmine parfois jusqu’à l’écœurement.
Verhoeven dépeint ici une société futuriste dominée par la violence de bandes organisées ou de celle de la police, par la cupidité d’industriels prêt à tout les crimes pour faire du profit et par l’abrutissement des masses conditionnées par des programmes télévisés de jeux débiles.
Le réalisateur hollandais reprendra ultérieurement bon nombre de ces éléments à un niveau encore supérieur dans son« Starship trooppers ».
Pour toutes ses raisons, ce film reste et restera un classique de la Science Fiction.


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