Bye bye Blondie (Virginie Despentes)

En 2004, la sulfureuse Virginie Despentes sort « Bye bye Blondie » roman largement autobiographique qui sera adapté au cinéma sept ans après.
Ici on suit le parcours pour le moins chaotique de Gloria, dit Blondie, une adolescente écorchée vive de Nancy, qui préfère trainer dans les rues avec ses potes punks, boire, se droguer, se battre contre les skinheads rivaux que suivre la voie toute tracée des études et d’un « métier ».
Avec pareil caractère, Gloria ne tarde pas à se heurter à ses parents, plutôt adeptes eux d’une éducation stricte…
Sa rencontre avec Eric, un fils de bonne famille lui aussi interné dans un Hôpital Psychiatrique est une révélation et un coup de foudre absolu.
Ensemble les deux révoltés échafaudent des plans fous mais lorsqu’Eric sort, il est immédiatement capté par sa famille qui l’envoie dans un pensionnat très stricte en Suisse pour le « dresser ».
Sans nouvelle, Gloria devient folle et se sent trahie.
A sa sortie, elle poursuit son errance et sa vie instable, se faisant jeter par ses petits-copains qui ne peuvent supporter ses crises de violence incontrôlables.
Le hasard pourtant ramène Eric vingt ans après à Nancy. Devenu un « people », animateur télé riche et adulé, il cherche à revoir son amour de jeunesse qui le fuit comme la peste.
Après bien des hésitations et l’intervention de Michel, un patron de bar ami de Gloria, les retrouvailles ont finalement lieu et Gloria accepte de monter à Paris pour suivre Eric pour qui elle éprouve un mélange de fascination et d’aversion.
Tout en conspuant le consumérisme et la superficialité de son milieu, Gloria mène une vie plutôt aisée à Paris et bénéficie du réseau d’Eric qui lui permet de rencontrer un producteur intéressé par un texte qu’elle a écrit en deux semaines pour coucher sa rage sur du papier.
Même si Gloria a bien du mal à se plier aux codes de ce milieu, elle signe finalement un contrat et malgré ses violentes rebuffades, constate que son histoire va bel et bien être adaptée au cinéma.
La vie avec Eric continue avec ses violents hauts et bas…et Blondie accepte sans vraiment l’avoir chercher à une forme d’accomplissement personnel qui l’arrache à son univers de zonards et de paumés.
En conclusion, « Bye bye Blondie » appartient à la catégorie de la littérature du mal-être, ces romans de révolte et de défonce où les paumés fascinent les lecteurs restant sagement dan l’habitacle protecteur de leur véhicule comme des touristes en Safari.
Le style de Despentes est très agressif et violent, mais le fond n’est rien d’autre qu’un long délire d’une adolescente paumée finissant par se ranger une fois sa jeunesse cramée, sans rien avoir fait ou presque de sa vie.
Je pourrais aussi avoir un angle bienveillant pour la bande son punk/metal de « Bye bye Blondie » mais les groupe brandis ici ne sont rien d’autres que des étendards destiné à choquer le bourgeois…
Pas étonnant donc que je sois passé à coté de ce roman qui ne m’a rien apporté sur le plan personnel si ce n’est une impression de nausée…

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