Four seasons in Havana, saison 1, épisode 4 (Felix Viscarret)
Dernier volet de la quadrilogie
cubaine, « Four seasons in Havana, saison 1, épisode 4 »
relate une nouvelle affaire de meurtre pour le lieutenant Mario Condé
(Jorge Perugorria) qui pensait pourtant en avoir fini avec la police
après avoir remis sa démission.
Ici, l’affaire porte sur Miguel
Fourcade (Jorge Treto) riche homme d'affaires cubain exilé aux États-Unis retrouvé mort sur son ile d'origine.
Dans une ambiance apocalyptique en
raison de l'arrivée imminente du cyclone Félix, Condé fait son
habituelle enquête de voisinage et s'oriente vers le trafic d'objets
d'art après avoir rencontré Gomez de la Pena (Manuel Porto) qui
affiche sans complexes un Matisse récupéré auprès des opposants au
régime.
Mais s'il est établi que Fourcade est
revenu à Cuba probablement pour récupérer une œuvre d'art, les
raisons précises de sa mort restent obscures.
En délicatesse avec sa hiérarchie après
que son ami le commandant Rangel (Enrique Molina) ait eté suspendu
en raison de soupçons de corruption, Condé continue d'avancer et
cible l'entourage de la victime, sa femme la jolie Miriam (Claudia
Montéagudo) et Adrian Riveron (Armando Miguel Gomez) qui
bien que se disant innocents semblent avoir quelque chose à cacher.
Finalement après avoir exhumé un
bouddha en or dans le jardin de Fourcade, Condé pressent à accuser,
Fermin (Roberto San Martin) escroc notoire et partenaire de Fourcade,
mais s'oriente finalement vers un crime passionnel après que la victime est découvert la liaison entre sa femme et Adrian.
Condé parvient à obtenir les aveux du
jeune homme qui nie avoir prémédité son acte pour l'argent et
boucle l'affaire juste à temps pour que sa démission soit acceptée
des mains du nouveau colonel Molina (Barbaro Marin), le laissant seul et libre face au cyclone tropical.
En conclusion, « Four seasons in
Havana, saison 1, épisode 4 » est sans nul doute le plus
réussi des quatre épisodes.
L'intrigue est un peu plus complexe et
tortueuse que d'habitude avec un trafic d’œuvres d'art, une chasse
aux sorcières qui lamine de l'intérieur la police et le dégout
profond de Condé pour son métier.
Entouré de son petit cercle d'amis bohèmes, ce policier instinctif et sentimental fumant cigarette sur
cigarette, retrouve un semblant de paix intérieure avec Tamara
(Laura Ramos) son amour de jeunesse.
L’atmosphère sensuelle et poisseuse
d'une la Havane décadente confère un fort goût de fin de parcours
pour Condé qu'on devine se consacrer à sa passion première,
l'écriture.

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