Le dernier homme (Margaret Atwood)

Après qu’on m’ait conseillé depuis longtemps de lire Margaret Atwood, je me suis finalement décidé avec « Le dernier homme ».
Sorti en 2005, « Le dernier homme » est un récit d’anticipation montrant comment Snowman, rescapé d’une mystérieuse catastrophe planétaire est arrivé jusqu’à devenir le dernier représentant de sa race.
Tiraillé par le manque de nourriture, Snowman délaisse sa cache confortable et le petit groupe de Crakers, de placides hommes-enfants sur lesquels il règne comme un messie pour retourner vers le complexe scientifique d’où est partie l’épidémie fatale.
Alors qu’il redouble de prudence sur le chemin en raison des nombreux prédateurs lâchés dans la nature, Snowman revit son passé, lorsque jeune homme appelé Jimmy, il était le fils d’un couple de scientifiques travaillant pour BioIncs une grosse société de manipulations génétiques appartenant au groupe Santégenic.
Lorsque sa mère découvre que le profit est la raison principale de ses dangereuses inventions défiant les lois biologiques pour créer des cochons intelligents appelés porcons, elle devient folle et quitte le confortable foyer familial dans un des nombreux Compounds, ses résidences surveillées gardées jour et nuit par des CorpsSeCorps pour se protéger de la violence et de la pauvreté des plèbezones.
Durant ses études, Jimmy se lie d’amitié avec Crake, un surdoué de sciences qui l’initie aux sites de jeux vidéos et pornographiques les plus déviants.
Plus tard, après avoir appris la mort de sa mère exécutée comme opposante à la technologie, Jimmy quitte son boulot minable de propagandiste obtenu après avoir étudié dans une université minable et va rejoindre son ami, admis lui  près son brillant diplôme dans l’entreprise Rejouvessence pour faire expériences génétiques de pointe pour atteindre l’immortalité.
Dans le présent, piégé dans le complexe désert de Rejouvessence par des troupeau de porcons qui l’assiègent pour le dévorer, Snowman victime d’un vilaine blessure au pied, se retranche dans la citadelle des CorpsSeCorps et revit la déroulé des évènements tragiques…
Crak gourou plus énigmatique que jamais, ayant crée des répliques d’humains dociles appelés Crakers obéissant à Oryx, sa compagne recrutée parmi les victimes de séquestrations de jeunes filles obligés de tourner des films pornographiques pédophiles, le manipulant pour se rendre dans les plèbezones avec de fortes doses de vaccins pour étancher son manque de sexe.
Mais Jimmy délaisse rapidement les plaisirs défendus des plèbezones et se souvient de son amour pour Oryx, l’enfant martyr dont le visage enfantin l’avait bouleversé sur le Net.
Oryx couche avec lui dans une apparence indifférence de Crak, puis finalement le mécanisme infernal se déclenche : un médicament aphrodisiaque et castrateur appelé Jouisseplus, censé être répandu dans le monde entier pour rendre les gens plus heureux, devient la source d’une terrible épidémie.
A mesure que les gens meurent, Jimmy resté seul dans le complexe, assure sa survie et la garde des Crakers.
Lorsque Crak revient, il tue Oryx et se fait abattre par Jimmy, qu’il a préalablement immunisé contre le virus lors de ses incartades en plèbzones.
Jimmy comprend qu’il a donc été choisi pour être le dernier homme, le leader es Crakers pour créer un monde meilleur.
Lorsqu’il s’extrait de sa forteresse, Snowman retrouve ses Crakers perdus comme des enfants sans leur père et apprend que d’autres hommes ont également survécu.
Avec une jambe gangrénée ne lui laissant guère d’espoir à long terme, il se rend donc à leur rencontre sur une plage…
En conclusion, « Le dernier homme » est un roman à la construction impressionnante montrant l’écroulement d’une civilisation minée par son désir de se montrer l’égal de Dieu afin d’atteindre un état de vie et de bonheur permanent.
Assez pauvre dans son aspect survie et description du monde d’après, « Le dernier homme » se focalise surtout comme miroir déformant de la culture du profit à tout prix par les grands groupes industriels et de la soumission aveugle à une technologie toute puissante…
Sa fin, volontairement ouverte, crée une ambigüité semant le doute sur le réel progrès de l’après humanité et du règne programmé par un petit génie visionnaire, d’êtres humains gommés de tous leurs capacités agressives…
Un classique donc de la SF contemporaine, qui n’en compte après tout pas tant que cela !

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