L’école buissonnière (Nicolas Vanier)
Après avoir vu ses films, voici à présent le moment de lire les livres de Nicolas Vanier avec « L’école buissonnière ».Sorti en 2017, en même temps que le film du même nom, « L’école buissonnière » raconte la vie de Paul Caradec, un jeune garçon de douze ans que son père Jean affecté dans un chantier de chemin de fer en Algérie, envoie en Sologne.
Paul dont la mère Mathilde, précocement décédée était issue de cette région est ainsi placée chez Célestine la bonne d’un châtelain local, le comte de Fresnaye, qui règne sur un vaste domaine forestier.
Si le contact avec Borel, le mari garde-chasse de Célestine, passe assez mal, en revanche, Paul se lie d’amitié avec un robuste braconnier appelé Totoche qui lui apprend à chasser, cueillir et pécher en pleine nature.
La fréquentation de Totoche tout comme celle de Bella, une petite gitane d’un clan établi sur le domaine, constituent rapidement le seul bol d’oxygène de Paul face aux gamins locaux qui l’excluent de par son origine parisienne.
Lorsqu’il croise le comte, il finit par lui révéler avoir vu un énorme cerf de dix-huit cors dans la foret.
Le comte, contrairement à Borel, croit l’enfant et demande alors d’organiser une gigantesque battue, pour finalement gracier le superbe animal au moment final.
Ceci n’est pas de l’avis de Bertrand, le fils du comte, un mondain arriviste qui après la mort de son père suite à une chute de cheval, décide de clôturer son domaine, d’exclure les gitans et d’organiser une nouvelle battue pour tuer le cerf.
Totoche intervient pour empêcher le massacre, puis Jean Caradec, revenu d’Alger pour aller chercher Paul.
Humilié, Bertrand se voit même désavoué par Borel, choqué par les pratiques du nouveau seigneur local.
Le notaire apporte fort heureusement un happy end, délivrant les dernières volontés du Comte qui lègue son domaine à Paul, son petit fils, après que sa mère Mathilde ait fugué pour épouser contre sa volonté Caradec, un modeste ouvrier.
Tout le monde ou presque, les domestiques, les Gitans, Borel et même Totoche qui devient garde champêtre à ses cotés y trouve son intérêt dans le généreux testament du comte…
En conclusion, « L’école buissonnière » est un roman simple et naïf, sans doute largement autobiographique narrant l’éveil d’un jeune citadin face à la splendeur de la nature.
Le thème est sympathique mais les personnages largement caricaturaux entre garde-champêtre étroit d’esprit, vilain héritier mondain, vieil aristocrate empli de sagesse, braconniers et gitans bourrus aux grands coeurs….
Il reste donc à espérer que la beauté des images du film et la qualité des acteurs suffise à compenser le scénario à grosses mailles et les personnages taillés à la hache…

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