Les contes du chat perché (Marcel Aymé)
Écrits sur plus d'une dizaine d’années , « Les contes du chat
perché » regroupe dix sept contes se déroulant dans la France rurale des
années 30-40.
Les personnages récurrents sont deux petites filles Delphine et Marinette qui vivent avec leurs parents dans une ferme.
Autour de ces deux enfants gravite un univers de chien, chat, cochon, bœufs, canard et poules, tous doués de parole, de conscience et d’une certaine autonomie de pensée.
Les histoires empruntent souvent au merveilleux et ont presque toutes un dénouement heureux.
Les deux filles font quelques bêtises mais prennent souvent la défense des animaux contre les parents plus brutaux.
En retours les animaux les aident à démêler les vilaines affaires dans lesquelles elles se retrouvent quelques fois.
Bien entendu la chat Alphonse est le plus rebelle d’entre tous, il est fier, ne travaille pas et semble doué du pouvoir de faire tomber la pluie en passant sa patte plusieurs fois derrière l’oreille (« La patte du chat »).
Le chien est vu comme un animal fidèle, capable d’un sens du dévouement sans borne comme dans « Le chien » ou un chien d’aveugle accepte de servir à nouveau son maitre malgré les mauvais traitements et l’ingratitude qu’il a subi de lui.
Le sort des cochons, des ânes et des bœufs est souvent moins enviable, les premiers assez colériques ne sont engraissés que pour être tués, quand aux seconds ils travaillent durement au labour avant d’être un jour également tués lorsqu’ils deviennent inaptes à la tache.
Dans « Les bœufs » Aymé imagine qu’un bœuf apprend à lire et devient avide de connaissance intellectuelles.
Mais sa nouvelle instruction le pousse aussi à remettre en question l’autorité de ses maitres et à travailler moins bien ce qui finit par le mettre en danger.
A l’exception du canard, courageux et débrouillard, les oiseaux sont présentés de manière moins sympathique, le paon est aussi imbu de sa beauté plastique qu’une jeune top modèle dont il adopte d’ailleurs le même mode de vie à base de sous nutrition et de sport, le coq est également vaniteux, avide de pouvoir et à l’occasion traitre, quand au jar, il est méchant, entêté mais heureusement stupide.
Les animaux sauvages ont également leur place, comme le loup ou le renard, habiles manipulateurs soit des enfants soit des poules pour arriver à leurs fins.
« Le cerf et le chien » est l’une des meilleurs nouvelles car elle montre l’incapacité d’un cerf même pourchassé par des chiens à s’adapter à la vie domestique.
Les animaux sauvages vivant de manière plus libre mais également plus dangereuse inoculent souvent des velléités de liberté aux animaux domestiques dont la vie est plus confortable mais dont le sort est souvent de finir dans l’assiette de leurs maitres.
On appréciera également « Le canard et la panthère » ou une panthère d’Asie ramenée par un canard voyageur bouleverse la vie de la ferme avant de mourir tristement dans la neige de son premier hiver.
En conclusion, « Les contes du chat perché » sont un excellent divertissement plutôt à mon sens destiné aux plus jeunes.
Marcel Aymé se fait conteur talentueux en insufflant du merveilleux à la vie en apparence banale de la campagne française de l’entre deux guerre.
L’anthropomorphisme est ici omniprésent et un message de tolérance envers les animaux bien souvent cruellement traités dans les campagnes est très nettement perceptible.
Assez astucieusement, Aymé présente les enfants comme plus à l’écoute des angoisses des bête tandis que les adultes ayant perdu leur innocence et leur sens du merveilleux sont plus rationnels et insensibles à leur sort.
On peut donc selon moi lire et relire ces contes intemporels à sa petite famille avec un succès toujours garanti.
Les personnages récurrents sont deux petites filles Delphine et Marinette qui vivent avec leurs parents dans une ferme.
Autour de ces deux enfants gravite un univers de chien, chat, cochon, bœufs, canard et poules, tous doués de parole, de conscience et d’une certaine autonomie de pensée.
Les histoires empruntent souvent au merveilleux et ont presque toutes un dénouement heureux.
Les deux filles font quelques bêtises mais prennent souvent la défense des animaux contre les parents plus brutaux.
En retours les animaux les aident à démêler les vilaines affaires dans lesquelles elles se retrouvent quelques fois.
Bien entendu la chat Alphonse est le plus rebelle d’entre tous, il est fier, ne travaille pas et semble doué du pouvoir de faire tomber la pluie en passant sa patte plusieurs fois derrière l’oreille (« La patte du chat »).
Le chien est vu comme un animal fidèle, capable d’un sens du dévouement sans borne comme dans « Le chien » ou un chien d’aveugle accepte de servir à nouveau son maitre malgré les mauvais traitements et l’ingratitude qu’il a subi de lui.
Le sort des cochons, des ânes et des bœufs est souvent moins enviable, les premiers assez colériques ne sont engraissés que pour être tués, quand aux seconds ils travaillent durement au labour avant d’être un jour également tués lorsqu’ils deviennent inaptes à la tache.
Dans « Les bœufs » Aymé imagine qu’un bœuf apprend à lire et devient avide de connaissance intellectuelles.
Mais sa nouvelle instruction le pousse aussi à remettre en question l’autorité de ses maitres et à travailler moins bien ce qui finit par le mettre en danger.
A l’exception du canard, courageux et débrouillard, les oiseaux sont présentés de manière moins sympathique, le paon est aussi imbu de sa beauté plastique qu’une jeune top modèle dont il adopte d’ailleurs le même mode de vie à base de sous nutrition et de sport, le coq est également vaniteux, avide de pouvoir et à l’occasion traitre, quand au jar, il est méchant, entêté mais heureusement stupide.
Les animaux sauvages ont également leur place, comme le loup ou le renard, habiles manipulateurs soit des enfants soit des poules pour arriver à leurs fins.
« Le cerf et le chien » est l’une des meilleurs nouvelles car elle montre l’incapacité d’un cerf même pourchassé par des chiens à s’adapter à la vie domestique.
Les animaux sauvages vivant de manière plus libre mais également plus dangereuse inoculent souvent des velléités de liberté aux animaux domestiques dont la vie est plus confortable mais dont le sort est souvent de finir dans l’assiette de leurs maitres.
On appréciera également « Le canard et la panthère » ou une panthère d’Asie ramenée par un canard voyageur bouleverse la vie de la ferme avant de mourir tristement dans la neige de son premier hiver.
En conclusion, « Les contes du chat perché » sont un excellent divertissement plutôt à mon sens destiné aux plus jeunes.
Marcel Aymé se fait conteur talentueux en insufflant du merveilleux à la vie en apparence banale de la campagne française de l’entre deux guerre.
L’anthropomorphisme est ici omniprésent et un message de tolérance envers les animaux bien souvent cruellement traités dans les campagnes est très nettement perceptible.
Assez astucieusement, Aymé présente les enfants comme plus à l’écoute des angoisses des bête tandis que les adultes ayant perdu leur innocence et leur sens du merveilleux sont plus rationnels et insensibles à leur sort.
On peut donc selon moi lire et relire ces contes intemporels à sa petite famille avec un succès toujours garanti.


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