Les passants de Lisbonne (Philippe Besson)
En 2016, Philippe Besson, publie « Les passants de Lisbonne ».Ce court roman au goût d’été relate une rencontre entre deux personnages venus soigner leur mal être à Lisbonne, capitale méditerranéenne gorgée de soleil mais aussi de saudade, ce sentiment nostalgique si prégnant dans la culture lusophone.
Marc Belcour, tente lui d’oublier Diego Oliveira, un amant qu’il a follement aimé ici avant que lassé des relations à distance il ne le quitte, tandis que Hélène Villedieu,subit de plein fouet le contre coup de la mort de son mari, architecte, emporté dans un gigantesque cataclysme qui a englouti San Francisco.
Attirés mystérieusement l’un par l’autre, Hélène et Marc, que tout oppose à la base, se rapprochent et se mettent à parler pour soulager leurs souffrances.
Hélène décrit le choc, l’incompréhension, l’attente interminable, l’incertitude puis l’abandon, les pénible démarches administratives qui vous minent, puis le vide, la perte d’envie, le départ, l’errance pour tenter d’atténuer la douleur…
Mais alors qu’elle se mure dans la solitude dans la cour de son hôtel, Marc lui tente de s’étourdir en vivant la nuit, traquant les aventures d’un soir avec des jeunes hommes et parfois des jeunes femmes, rencontrés dans des bars ou des boites de nuit.
Malgré leur mode de vie aux antipodes, Marc et Hélène vont se rapprocher, se soulager et même s’entraider.
Contre toute attente, Hélène parvient à retrouver Diego, qui accepte de renouer avec Marc…
Ayant retrouvé un apaisement, Hélène fait ses valises et quitte Lisbonne, escorté par son ange gardien…
En conclusion, malgré mon aversion pour le critique littéraire et l’homme publique qu‘est Besson, j’ai été agréablement surpris par « Les passant de Lisbonne », roman au style élégant et mélancolique, narrant avec beauté et sobriété la perte, la souffrance et la nostalgie.
Bel hommage à Lisbonne, ville ancienne mais moderne et attractive avec une vie nocturne débridée, « Les passants de Lisbonne » se lit avec plaisir et apportera un doux apaisement à ceux récemment victimes de peines de cœur…

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